Blog sur la schizophrénie

Tout savoir sur la schizophrénie et le trouble bipolaire

Archive for the ‘association’ Category

émission médicale de la radio RFI sur la schizophrénie

Posted by schizophrenies sur 2011/09/19

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(cliquez sur la flèche vers le bas à droite du player pour télécharger le mp3)

Invités :

  • Pr Marion Leboyer, chef du pôle de psychiatrie du CHU Henri Mondor-Chenevier à Créteil, directrice de la Fondation FondaMental.
  • Pr Pierre Michel Llorca, chef du service de psychiatrie du CHU de Clermont-Ferrand
  • Dr Andrei Szoke, psychiatre au centre médico-psychologique du CHU Henri Mondor-Chenevier de Créteil
  • Stéphane Jamain, chargé de recherches à l’INSERM, membre de l’équipe de psychiatrie génétique de l’Institut Mondor de Recherches Biomédicales

Animatrice de l’émission : Claire Hédon.

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débat à la radio sur la nouvelle loi sur la psychiatrie

Posted by schizophrenies sur 2011/05/11

avec la secrétaire d’Etat à la santé Nora Berra

Lien vers la page de l’émission pour la réécouter :
http://www.franceculture.com/emission-du-grain-a-moudre-psychiatrie-le-grand-retour-en-arriere-2011-05-09.html

Le lien pour télécharger le mp3 (clic droit -> « enregistrer sous ») :
http://rf.proxycast.org/m/media/296096201420/c=culture/p=DU+GRAIN+A+MOUDRE_10175/l3=20110509/l4=/http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10175-09.05.2011-ITEMA_20284294-0.mp3

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émission de radio sur Félix Guattari auteur de « Capitalisme et schizophrénie »

Posted by schizophrenies sur 2011/03/17

A l’occasion de la 22ème Semaine d’Information sur la Santé Mentale organisée par l’UNAFAM la chaine publique de radio France Culture consacre cette semaine une série de 5 émissions sur l’hôpital psychiatrique et la schizophrénie.

Le 1er épisode :
émission de radio sur Félix Guattari auteur de « Capitalisme et schizophrénie »

L’émission est réécoutable en mp3 sur le site de France Culture (cliquez sur le carré rouge).

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Vidéo de la conférence de Guy Baillon sur le handicap psychique et la réforme de la psychiatrie en France

Posted by schizophrenies sur 2010/12/28

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Cliquez sur ce lien pour voir ces vidéos sous forme de playlist sur YouTube.

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Conférence du psychiatre Michel Faruch sur le trouble bipolaire

Posted by schizophrenies sur 2010/12/28

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article Wikipedia sur Frida Kahlo citée dans cette vidéo

3 : les médicaments contre le trouble bipolaire 1/3

médicament cité : Barnetil
article Wikipedia en anglais sur le Sultopride (nom de la molécule chimique du Barnetil)
Ce médicament a été retiré du marché en France car il causait des torsades de pointe.

4 : les médicaments contre le trouble bipolaire 2/3

Quand on est bipolaire et que l’on prend du lithium, on doit manger du sel normalement en même temps que le sel car le sodium (contenu dans le sel) et le lithium sont filtrés et assimilés par le corps en compétition.
Le neurolithium (gluconate de lithium) est une alternative au lithium traditionnel (carbonate de lithium).

5 : les médicaments contre le trouble bipolaire 3/3

Depakote

Voir ces vidéos sous forme de playlist sur le site de Dailymotion :
http://www.dailymotion.com/playlist/x1hv4b_schizophrenie_conference-trouble-bipolaire#videoId=x3vkq6

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émission de France 5 sur la schizophrénie avec Michel Cymes et Marina Carrère d’Encausse

Posted by schizophrenies sur 2010/11/17

J’avais prévenu hier dans un billet mes lecteurs que France 5 consacrait une émission à la schizophrénie en première partie de soirée le 16 novembre 2010.

L’émission est visionnable sur le site web de France 5 :
émission au format Windows Media visionnable avec le plug-in Windows Media Player en plein écran
émission au format SilverLight de la taille d’une petite vignette.

Voici les notes prises à partir de 21h20 (l’émission commençait à 20h35) :

30 % des SDF souffrent de graves troubles psychiatriques.

« syndrome de Diogène »

La schizophrénie est la maladie mentale la plus handicapante chez les jeunes.

Les schizophrènes sont rarement mariés.

50 % des schizophrènes travaillent [ce nombre de schizophrènes qui travaillent parait élevé].

Dr Yann Hodé, psychiatre au centre hospitalier de Rouffach
Programme profamille : 15 parents suivent une formation.

Alors que l’espérance de vie augmente, les malades mentaux ont une espérance de vie qui diminue [/source].

Exemple d’un couple de schizophrènes autonomes grâce à l’AAH dans l’est de la France (Nancy ?).

Aidés par l’association Espoir 54.

Les médias montrent des malades non-stabilisés.

Couple qui veut un enfant [risque de 50 % de passer la maladie à son enfant quand 2 parents sont schizophrènes non évoqué].

Psychiatre à l’hôpital Ste Marguerite de Marseille

Formateur à Rouffach (Haut-Rhin – Alsace) qui joue les malades.

La schizophrénie est due à une maturation du cerveau qui se passe mal.
« malformations » pendant l’embryogènese
Certaines connexions du cerveau sont supprimées au passage à l’âge adulte.

50 % des adolescents fument du cannabis mais seuls 1 % des jeunes deviendra schizophrène.

Pour les malades mentaux le problème est plus l’alcool et le tabac.

10 % des enfants d’un couple dont un des deux parents est schizophrène deviennent schizophrènes.

Signes dans l’enfance ?
Signes qui alertent à 5 ans ? [affirmation dont la crédibilité peut être remise en cause]

Exemple d’un enfant très généreux devenu schizophrène. Il avait des hallucinations. Retrait de la vie familiale. Symptômes progressifs.

Les enfants bizarres deviendront schizophrènes [?].

Ce fils est en prison. Pas suivi par un psychiatre en prison. Il veut être euthanasié (lettre lue par sa mère).

S’il y a un traitement il peut y avoir une vie normale.

La schizophrénie

Affaire récente des figurines « skyzos » vendues par Panini :
« Qui se permettrait de créer des jouets ‘triso’, ‘cancero’ ou ‘handicapo' » ?

5 fois plus de malades schizophrènes que de malades de la maladie de Parkinson.

La dangerosité

3000 suicides réussis de schizophrènes par an.

50 % des schizophrènes feront une tentative de suicide dans leur vie.

Schizophrène noire qui a sauté du 3e étage d’un vieux batiment. Elle est maintenant en fauteuil roulant.

20 adultes schizophrènes qui ont fait une tentative de suicide soignés dans ce centre.

Intervention de Philippe Lesieur

Dr Yann Hodé, psychiatre au centre hospitalier de Rouffach, sur le plateau de France 5.

L’Unafam a 15 000 adhérents (à comparer au chiffre de 600 000 schizophrènes en France).

Pr Christophe Lançon, psychiatre l’hôpital Ste Marguerite de Marseille sur le plateau de France 5

Conseil : faire confiance au médecin de famille.

Beaucoup de patients ont un bon pronostic.

La schizophrénie est-elle un trouble ontologique [c’est à dire que les schizophrènes seraient par essence différents des « normaux »] ? Non.

Contraindre l’hospitalisation : Hospitalisation à la demande d’un tiers (HDT).

Déni causé par un dysfonctionnement cérébral.

60 % des schizophrènes ne réalisent pas qu’ils sont malades, même stabilisés.

Difficulté à planifier les actions dans la schizophrénie.

Les médecins ou psychiatres ne veulent pas trahir la confiance de leur patient (peur de perdre un client ?) et demandent aux familles de signer une HDT (mais les familles trahissent ainsi le lien de confiance avec leur proche s’ils la signent). Les médecins de famille devraient signer une HDT pour un malade de leur clientèle.

Jean-Antoine hospitalisé depuis 1 mois.
Il va mieux, il a droit à une permission de sortie.

Ses médicaments sont préparés et donnés par les infirmiers.

Quand la famille est là, cela se passe mieux.
Le personnel des hôpitaux psychiatriques et des centres médico-psychologiques (CMP) doit faire une alliance avec la famille.

2 fois moins de réhospitalisations dans les familles qui ont eu une psycho-éducation.

Témoignage d’une mère membre de Schizo-espoir
(c’est la mère du jeune schizophrène qui avait été suivi par Olivier Delacroix dans le documentaire « Schizophrènes, entre l’ombre et la lumière » visionnable en ligne).

Pendant des années on a fait porter la responsabilité de la schizophrénie et de l’autisme aux mères.

Programme profamille

Faire le deuil de l’enfant.

6 semaines de rémission, 3 mois d’hospitalisation après.

Rechutes plus progressives avec les injections retard ?

Nouvelle loi prévoyant une obligation juridique de soins même en ambulatoire pour certains malades.
Les malades alcoolo-dépendants sont aussi dangereux pour autrui quand ils prennent le volant mais il n’y a pas d’obligation de soin pour eux !

« Votre fils est majeur, c’est à lui de venir me voir ».

Formation à l’hôpital psychiatrique de Rouffach (Haut-Rhin – Alsace).

Programme profamille

Devenir un allié du malade (en crise) pour qu’il nous fasse confiance.

Mère d’un fils schizophrène de 26 ans.

Conseils pratiques quand on parle à un malade en crise :
– faire des phrases courtes de 7 mots maximum.
– valoriser le malade

Ce fils travaille, il est en CDI, il a un appartement.

Les mères assument plus que les pères.

2 à 3 femmes pour 1 homme dans la formation profamille.

2 fois moins de rechutes après la formation

– Coût global de la formation : 24 000 euros
– économies réalisées par l’assurance-maladie en soin évités pour les malades et leur familles : 70 000 euros (journées d’hospitalisation évitées se comptent en dizaines)

Causes de surmortalité des schizophrènes :
1ère cause : alcool, tabac ;
2e cause : suicides ;
3e cause : accidents.

25 % des malades guérissent spontanément au bout de 20 à 30 ans de maladie (soit vers 40 à 50 ans ; c’est le cas de John Nash qui ne prend plus de médicaments).

Parents, enfants, conjoint, cousins acceptés à la formation profamille de Rouffach.

La souffrance induite des familles de malades coûte 500 millions d’euros aux caisses d’assurance-maladie (par an ?).

Révolution de la psychiatrie dans les années 1970.
Sectorisation et création des CMP.

« Le fou est coupable d’être ce qu’il n’est pas. » Michel Foucault [C’est à dire que le fou n’est pas responsable de sa folie et que le « fou » ce n’est pas sa « vraie personnalité » ? (attention, ça n’est pas expliqué par une prétendue « double personnalité » dans la schizophrénie) ?]

Rapport public qui dénonce l’abandon des malades et des soignants [manque de moyens ?].

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Le séjour REPIT a un site Internet

Posted by schizophrenies sur 2010/07/27

Le séjour REPIT organisé par l’UNAFAM Centre dont nous vous avions parlé dans ce billet de mai 2010 a ouvert un site Internet :
www.repit.net

Le séjour R.E.P.I.T est destiné aux familles où réside en permanence un proche en fragilité psychique. C'est un séjour d'une semaine en septembre 2010 (Du 12 au 19), qui aura lieu en Sologne à Sainte Montaine.

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Séjour de détente pour les aidants familiaux organisé par l’UNAFAM Centre

Posted by schizophrenies sur 2010/05/20

Le bureau régional de l’UNAFAM Centre est actuellement en train de promouvoir le Séjour R.E.P.I.T, séjour de détente, et qui est destiné aux aidants familiaux de personnes malades et/ou handicapés psychiques.
Le séjour aura lieu du 12 au 19 septembre 2010 à Sainte Montaigne en Sologne.

R.E.P.I.T : Un séjour de détente où l’aidant familial :
Respire
Ecoute
Partage
s’Informe
se Transforme

Le séjour de détente est d’une semaine, dans un village vacances, accompagné ou non de la personne fragile dont l’aidant a la charge. Outre les loisirs habituels des villages vacances, il est prévu pour l’aidant familial un atelier PROSPECT et des techniques de relaxation. La personne aidée bénéficie d’un programme séparé d’activités de loisirs accompagnés.

Coordonnées : repit.unafam@gmail.com et Tél : 06.78.73.86.19

Il y a un profil facebook avec qui vous pouvez être ami.

Séjour REPIT

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Vidéos intégrales de l’enquête et du débat des « infiltrés »

Posted by schizophrenies sur 2010/05/19

Je vous avais annoncé l’émission de France 2 desinfiltrés sur « l’Hôpital Psychiatrique : les abandonnés ». Elle est passé hier soir.

Les vidéos intégrales sont sur le site de France 2 :
– l’enquête en caméra cachée
– le débat entre David Pujadas et ses invités qui a suivi l’enquête

Voici les notes que j’ai prises pendant l’émission :

Aulnay-sous-Bois
secteur C ouvert

27 patients

2 infirmiers, 1 aide soignante, 1 femme de ménage

Mounir : psychose infantile

Véronique : péritonite, soins intensifs

1 meurtre d’une patiente par un patient dans le secteur B

1100 postes de praticiens hospitaliers vacants en France

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Debr%C3%A9
urologue !

4 millions de personnes suivies en psychiatrie en France :
– 2 millions en secteur privé
– 1,2 million en psychiatrie publique
– 500 000 autres en médico-social

1983-84 : suppression de la spécialité psychiatrie pour les infirmières

200 passages par jour aux urgences psychiatriques de l’hôpital d’Aulnay-sous-Bois

les familles

Patricia Bouvelot (membre de l’UNAFAM ?) : soeur qui a syndrome hallucinatoire et sentiment de persécution et qui nie sa maladie

51000 mis en examen
215 irresponsables pénalement
0,4 %

Marcel Rodriguez, retraité, victime d’une tentative d’assassinat par un schizophrène paranoïaque qui a récidivé après et tué quelqu’un dans la même résidence

420 places au total dans les 5 UMD françaises.

Jean-Luc Senninger, Chef de service (psychiatrie) à l’UMD de Sarreguemines (Unité pour malades difficiles)

17 à 20 crimes qui touchent des tiers (par an ?)

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Chat avec Claude Finkelstein, présidente de la Fédération nationale des patients en psychiatrie (FNaPsy)

Posted by schizophrenies sur 2010/05/12

LEMONDE.FR | 19.04.10 | 17h32 • Mis à jour le 20.04.10 | 18h02

L’intégralité du débat avec Claude Finkelstein, présidente de la Fédération nationale des patients en psychiatrie (FNaPsy), mardi 20 avril 2010, est sur le site du journal Le Monde et ci-dessous.

Claude Finkelstein est présidente de la Fédération nationale des patients en psychiatrie.

guilmard : Comment concevoir une hospitalisation psychiatrique à domicile ? Quelle organisation ? Quels objectifs ? Pour quels types de maladies ?

Mme Claude Finkelstein : Pour moi, il n’y a pas d’hospitalisation psychiatrique à domicile, il y a des soins à domicile, des soins acceptés ou sous contrainte. Cela correspond à des visites à domicile d’infirmiers psychiatriques et/ou de psychiatres ; pour les soins sous contrainte, évidemment ce sera plutôt des molécules retard. Par exemple une injection par mois pour les maladies les plus difficiles.

L’objectif : des soins de meilleure qualité si le patient accepte qu’ils soient faits à domicile. Pour quels types de maladie ? Pour les maladies qui nécessitent des soins au long cours et réguliers, comme les psychoses : la schizophrénie, les troubles maniaco-dépressifs, etc.

NRF : Qu’appelle-t-on des molécules retard ?

Comme pour les autres pathologies, par exemple le diabète, il existe des molécules qui sont administrées une fois et qui font de l’effet pendant huit à quinze jours, voire un mois.

guilmard : Cela voudrait-il dire que, sur simple appel téléphonique d’un membre de l’entourage, que la personne soit majeure ou non, un psychiatre pourrait se déplacer au domicile de la personne en situation de mal-être ?

C’est déjà le cas. Souvent, pour les personnes qui sont en déni de maladie, l’entourage peut faire appel à un professionnel, qui décidera si oui ou non une hospitalisation sous contrainte doit être proposée.

Guest : L’hospitalisation « hors de l’hôpital », à défaut d’être « à domicile », n’est-elle pas déjà une réalité lorsque l’on voit le nombre de personnes que les hôpitaux psychiatriques ne « gardent » pas au-delà de quelques jours ?

Il faut faire la différence entre l’hospitalisation et les soins sous contrainte. Là, on parle de soins sous contrainte en ambulatoire. Je ne pense pas que l’hospitalisation hors de l’hôpital soit déjà une réalité. Ces maladies sont des maladies qui se soignent très bien hors de l’hôpital.

croisettes : Pensez vous réellement qu’un patient inconscient de ses troubles acceptera une prise en charge à domicile régulière ? N’y verra t-il pas au contraire une possibilité d’échapper à l’hospitalisation ?

Un patient peut être inconscient de ses troubles lors d’une crise, ce qui ne veut pas dire qu’il est totalement inconscient de la maladie qu’il subit. Certains accepteront cette prise en charge à domicile régulière afin de ne pas être dans un hôpital. C’est un choix personnel.

Alain : De moins en moins de lits, de moins en moins de professionnels, de moins en moins de moyens, de plus en plus de patients…comment faire ?

Je ne suis pas sûre que la réponse aux patients soit obligatoirement des lits. Ceux-ci sont la plupart du temps utilisés pour les patients dits « au long cours », qui devraient bénéficier de structures alternatives. Nous avons le plus fort taux de psychiatres au nombre d’habitants en Europe, et également un des plus forts taux de suicides. Il me semble que c’est plus une question d’organisation, et surtout de prévention.

guilmard : Faut-il, comme cela se passe actuellement, attendre les tentatives de suicides, pour que les malades, inconscients alors, soient enfin pris en charge, ou aient enfin un début de prise en charge…

C’est le grand problème : nous n’avons aucun système de prévention, aucun système de politique de santé publique sur la santé mentale, et une grande difficulté de réponse à la demande.

laurent : Est ce envisageable lors d’épisodes maniaques ?

D’abord il faut une hospitalisation à l’hôpital, avec une observation et une discussion avec la personne pour voir si un retour au domicile peut être envisagé avec prise de molécules.

leoniedas : Vous êtes donc pour la fermeture des centres hospitaliers spécialisés en psychiatrie ?

Je l’étais, mais je le suis beaucoup moins depuis que j’ai visité régulièrement des services psychiatriques en hôpital général. Je suis pour de petites unités, genre cliniques publiques, à taille humaine, mais spécialisées en psychiatrie. Parce que dans les hôpitaux généraux, le service psychiatrique est le parent pauvre, on lui retire du personnel, on n’envisage pas de rénovation.

croisettes : La prise en charge hors les murs demande des moyens humains importants. Vont-ils être pris sur les moyens alloués à l’intra hospitalier ? Si oui où est le bénéfice ?

Pour l’usager, le bénéfice est important s’il accepte d’être soigné chez lui : pas de désocialisation, pas de stigmatisation… Je ne pense pas qu’actuellement il y ait plus de moyens donnés à la psychiatrie, comme aux hôpitaux généraux. C’est une question de société.

Ricardo 2009 : L’hospitalisation à domicile est-elle possible pour des patients psy ne voulant rien du tout, tels les SDF ? Qui pourrait assurer leur securité ? Les soignants, les flics ?

Toute hospitalisation ou soins sous contrainte est possible pour les personnes dangereuses pour elles ou pour les autres. Les soignants sont là pour assurer la sécurité, l’humanité et le soin.

Marguerite : Il y a quelques années, j’ai dû faire interner quelqu’un de ma famille pour des délires. Cette personne a eu ensuite des soins en centre ouvert et un traitement médicamenteux. Je n’ai jamais pu avoir de diagnostic de la maladie. Cela pose des problèmes car la famille ne sait pas comment se comporter et comment réagir à la suite de délires et
visions résurgentes. Que faire ?

La personne soignée peut demander l’accès direct à son dossier médical dans lequel il devrait en principe y avoir un diagnostic. Ce qui vous permettrait de faire des recherches sur la maladie. En psychiatrie, nous souffrons terriblement du manque d’information sur le diagnostic, sur la maladie. Les familles, les proches souffrent également de non-information sur ce qui se passe, sur ce qu’ils pourraient faire pour aider la personne. Je pense que c’est très grave.

Jackie : Nous sommes une association d’usagers (1991) de la psychiatrie, forte de plus de 120 membres, et nous n’avons même pas la possibilité d’être reconnu comme groupe d’entraide mutuelle (GEM). Pourquoi et comment faire ?

Un groupe d’entraide mutuelle est composé d’usagers en psychiatrie et fonctionne comme un club de soutien et d’entraide. Nous avons obtenu, par la loi du 11 février 2005, qu’une aide soit accordée à ce type de clubs. Cette subvention, d’un montant maximum de 75 000 euros par an, leur permet de trouver un local et d’avoir deux animateurs pour les aider dans la vie de tous les jours. Il en existe actuellement 343 sur toute la France, mais de nouvelles créations ne sont pas encore envisagées.

Ludovic : Comment la liberté des individus est-elle preservée dans le cadre d’une hospitalisation sous contrainte à domicile ?

Les soins sous contrainte sont une atteinte à la liberté « pour le bien du patient ». C’est la difficulté en psychiatrie, justement, ces soins indispensables parfois qui touchent à la liberté de chacun. A domicile, pour nous, les soins sous contrainte ne peuvent être que proposés et acceptés par la personne qui est hospitalisée sans son consentement. Nous passons actuellement d’une loi qui permet l’hospitalisation sans consentement à une loi qui instaurerait les soins sous contrainte.

Marguerite : Quels sont les moyens proposés aux familles pour pouvoir aider leurs malades ? Pourquoi ce refus des psychiatres de parler aux familles ? Finalement ce sont eux qui font perdurer le « tabou » de la maladie. Quand un membre de la famille a une maladie grave ou autre, on est au courant, et là rien, le grand silence…. Si les points de vue du « public » ont évolué , celles des praticiens en aucune façon…

Les familles connaissent les maladies des personnes si celles-ci sont d’accord, et ce, quelle que soit la pathologie. En revanche, en cas d’hospitalisation psychiatrique, en cas de maladie et de crise, il serait indispensable que les psychiatres rencontrent les familles en dehors du patient et leur expliquent ce qu’est la maladie, les moyens de la combattre, et leur donnent un soutien.

FF38 : Pourquoi donner plus de moyens aux Unités pour malades difficiles (UMD) et aux Unités hospitalières spécialement aménagées (UHSA) pour les détenus alors que les schizophrènes qui prennent leur traitement en ont besoin aussi : appartements thérapeutiques, allocation autonomie handicapé (AAH) à laquelle ils ont droit mais qu’ils ont du mal à obtenir…

Les moyens ne viennent pas des mêmes « enveloppes ». Il y a les moyens pour la santé et les moyens pour le social et le médico-social. Cela devrait s’arranger avec les agences régionales de santé (ARS). Je suis d’accord avec vous, mais il faut des unités pour malades difficiles dans certains cas.

Alexandre : Que pensez vous du modèle scandinave, qui sacrifie parfois l’hospitalisation à proprement parlé pour des soins à domicile 2.0 (avec Webcam et matériel domestique par exemple) ?

On y arrivera, je pense, mais nous ne sommes pas encore prêts. En psychiatrie, les moyens humains sont indispensables car il s’agit de maladies de l’être, la relation est primordiale.

Ludovic : Est-ce que ces médicaments ne servent pas simplement à annihiler la volonté de la personne malade ?

Vous parlez de la camisole chimique. Les médicaments sont parfois indispensables pour calmer la souffrance. Il ne faut pas l’oublier. En revanche, les effets secondaires sont souvent perçus comme une atteinte à notre liberté et à notre volonté. Il faudrait pouvoir discuter avec les soignants des molécules administrées.

Alexandre : Pensez vous que l’amélioration de la condition des malades soignés et de leur réinsertion doit aussi passer par une sensibilisation de ceux en bonne santé ?

Oui, dans l’absolu. Reste à savoir ce que c’est que d’être en bonne santé. Où est la frontière dans notre société ? En revanche, une campagne de déstigmatisation est indispensable. La société a toujours peur de la folie, de ce qui ne se maîtrise pas.

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